RENDEZ NOUS LA LOIRE ATLANTIQUE

   Chaque fois que l'on parle du Maréchal Pétain on n'entend parler que de collaboration , crimes contre l'humanité  , etc...Pourtant un de ses plus grands crimes a été de nous arracher un le Pays de Nantes par une loi de 1941 . Les épurateurs zélés n'ont pas épuré la géographie ils avaient bien trop à faire , notamment en poursuivant ceux qui parlaient breton ,les joueurs de binious et les hommes de lettres amoureux de leur terre et surtout ceux qui n'étaient pas persuadés que la France jacobine était une chance pour la Bretagne.

  Pourtant les choses changent : l'illusionniste de l'Elysée s'est étonné de constater que le chateau des Ducs de Bretagne avait subi une délocalisation et la commission Balladur serait favorable à la réunification . Affaire à suivre.


  LE TELEGRAMME DU 20/02/2009
«Bretagne réunie». Et si Balladur était pour?

20 février 2009 -

 

A Paris, la rumeur court... Le vaste plan de réorganisation territoriale sur lequel planche la commission Balladur serait favorable à la réunification de la Bretagne.

Les cercles bretons de Paris bruissent d'informations selon lesquelles le rapport de la commission Balladur, qui devrait être rendu la semaine prochaine, serait favorable à la réunification de la Bretagne. Une cause au renfort de laquelle douze parlementaires des cinq départements viennent de signer hier une «déclaration solennelle».

Le poids du secret
Le rapport Balladur est désormais achevé, et les premières copies originales ont commencé à être transmises pour lecture du côté du gouvernement et de l'Elysée. Sans doute cette première phase de communication, si confidentielle soit-elle, a-t-elle contribué à libérer les membres de la commission du poids de leur secret. Et aussi multiplié les «fuites» avec le nombre de personnes désormais informées du contenu. Certes, il ne s'agit que de conversations informelles et de confidences «off», mais toutes les informations vont dans le même sens: le vaste plan de réorganisation territoriale sur lequel planche la commission préconiserait l'extension de la région administrative à cinq départements. La Loire-Atlantique serait ainsi réintégrée dans le giron de la région Bretagne, «à titre expérimental». Cette proposition semble d'ailleurs conforme au souhait d'Edouard Balladur, qui l'aurait confié mercredi en réponse au restaurateur breton de Paris Jacques Le Divellec, à l'issue d'un déjeuner.

Douze députés quatre partis
«Nous demandons que le processus démocratique de réunification de la Bretagne soit engagé dans le cadre de la réforme des collectivités territoriales qui doit être soumise au Parlement en 2009», écrivent douze députés bretons dans une adresse au comité pour la réforme des collectivités. La démarche n'est pas nouvelle, on sait que les parlementaires sont majoritairement favorables à la réintégration de la Loire-Atlantique, et qu'ils ont déjà pris position sur le sujet à titre individuel. Là, il s'agit d'une déclaration trans-partis, co-signée par des élus UMP, PS, Verts et apparenté Nouveau Centre. Et les douze (*) comptent bien que nombre de leurs collègues (il en manque quand même 24) s'engagent à leur tour sur ce texte.

(*) Marc Le Fur (UMP Côtes-d'Armor), Marguerite Lamour et Christian Ménard (UMP Finistère), Jean-René Marsac (PS Ille-et-Vilaine), Thierry Benoît (app. NC Ille-et-Vilaine), Christophe Priou (UMP Loire-Atlantique), François de Rugy (Verts Loire-Atlantique), Françoise Olivier-Coupeau (PS Morbihan), Loïc Bouvard, François Goulard, Michel Grall et Gérard Lorgeoux (UMP Morbihan)

* Alain Le Bloas




  LE TELEGRAMME DU 27/02/2010


Régionales. 44, le numéro bonus



Pour l'élection régionale en Bretagne, le numéro bonus, c'est le 44: beaucoup de candidats iront à Nantes, aujourd'hui, manifester pour la réunification de la Loire-Atlantique à la Bretagne.

Ils sont attendus au tournant: «Vu l'ouverture offerte par les déclarations de Nicolas Sarkozy, en novembre2008, mais aussi des voeux des conseils généraux, de la Région... on attend des candidats aux régionales qu'ils prennent des engagements», explique, de fait, Paul Loret, président de Bretagne Réunie, qui organise aujourd'hui à Nantes une fresque humaine.

Ils y seront

Guy Hascoët et Mona Bras (Europe Écologie), Christian Troadec (Nous te ferons, Bretagne), Laurence de Bouard (Vraiment à Gauche) y seront. Bruno Joncour devrait également être présent avec «le maximum de candidats du MoDem». Jean-Yves Le Drian, lui, sera absent, pour cause de visite de Martine Aubry en Bretagne. Sa directrice de campagne et de nombreux candidats représenteront néanmoins le PS. Bernadette Malgorn (Majorité présidentielle) préfère rester en Bretagne administrative, «mais des amis, fervents militants de la réunification, y seront». Des candidats du Front national de Loire-Atlantique sont également annoncés par Jean-Paul Félix.

«Pas fondamental»

En revanche, pas de Lutte ouvrière, Valérie Hamon estimant que la réunification est un faux débat, un chômeur étant toujours un chômeur, qu'il soit breton ou nantais. «Pas fondamental», dit également «Solidarité et Progrès», qui mise sur le développement des infrastructures (Brest-Rennes à 1h15) et des nouvelles technologies pour désenclaver la Bretagne. Charles Laot (Terres de Bretagne), lui, estime qu'«une réunification n'est pas sans risque de déséquilibre entre est et ouest»  (*).

    (*) rectification : un sonneur de biniou bras , membre de la liste de Charles Laot  , rencontré au tournoi de Back-hold de Guipavas le samedi 27 février nous a affirmé que la phrase a été sortie de son contexte et que la liste TERRES DE BRETAGNE est bien pour la réunification , dont acte !

Une autre logique

«Aucun risque», selon Christian Troadec, «si on applique une autre vision de l?aménagement de territoire que celle, centralistratice, de l'État français. Brest, Pontivy... peuvent devenir des capitales dans tel ou tel domaine, comme cela se passe dans d'autres régions européennes». «Il faut aussi passer d'une logique terrienne et de compétition à une logique maritime et de solidarité, Brest constituant une porte d'entrée à double battant», ajoute Mona Bras, au nom d'Europe Écologie dont les candidats bretons et de Loire-Atlantique ont passé un accord sur le processus de réunification. «On ne peut pas concevoir les choses comme un axe exclusif Rennes-Nantes au delà duquel le reste de la Bretagne serait en déshérence», insiste Bruno Joncour, partisan d'une réunification, «enjeu de développement et non règlement de compte historique ou repli identitaire». Des risques, il en existe, mais tout autant pour Rennes, Nantes ou Brest, affirme Jean-Yves Le Drian; ils restent secondaires à côté de la nouvelle dimension économique apportée par une réunification».

Pas sans référendum

Reste que, selon le président de la Région, tout n'est que bavardage tant qu'une consultation populaire n'est pas organisée. Sujet sur lequel s'accordent toutes les listes. «On n'en a pas peur», confie Bernadette Malgorn, tout en soulignant qu'un référendum ne doit pas servir «d'esquive aux possibilités offertes, par la loi, de rattacher un département à une Région, sur la base de délibérations concordantes des collectivités concernées... Sachant que l'objectif majeur de cette réunification est le développement de l'Ouest breton». Finalement, peu de divergences. En défendant l'ouest, les candidats ne perdent pas le nord...

* Hervé Queillé

 

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